20/12/2008

Si j'étais moi

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Si j'étais moi,
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j'étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j'étais moi
Tout ce que j'ai sur le coeur
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur

Zazie


19:30 Écrit par Baby dans Textes de chansons | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : bonheur, peur, moi, chemin, vide |  Facebook |

16/12/2008

"embéquillée de sa chair".

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Il est un besoin , chez certains boiteux de l’ame
de trouver à soi , la fameuse cuisse manquante ….
C’est en bon combattant de survie ,
qu’ils enfourchent la monture d’utopie .

Deux pièces mal terminées , deux rouages encore grinçants ,
Un ensemble de deux qui ne vont pas ensembles …
1 + 1 qui font 1 , tant ils sont volontaires …

Voila à mon avis , la douce blessure du couple .
Aller trouver chez l’autre ce qui nous fait défaut
et plonger tête basse dans le défaut de l’autre …

Deux manques qui se rencontrent ….

Je ne parlerai volontairement
Que de ces deux qui ne voient qu’à un
Que de ces deux qui ne respirent qu’en un ..
Que de ces deux qui ne parlent qu’en « on » .

Que de ce couple qui me pendrait au nez
si je perdais la patience de m’attendre .

La conjugalité se conjugue à l’imparfait
quand c’est le « on » qui perd du « je ».
Quand le « on » délesté du « moi » ,
fixe alors les règles du jeu …

Ils se donnent les « mêmes Touts »…
Se rassurent des mêmes goûts ,
Se vivent aux mêmes heures ,
S’oublient des mêmes gestes …
Une habitude à deux est une plus grosse habitude !

Ils réconfortent leurs certitudes ,
leurs mêmes tranchées du vieux passé .
Mais ils s’endorment dans le même lit
en faisant , qui sait , le même rêve …

Quel triste sort des « imparfaits »
qui aiment dans l’autre à être aimé ,
avancent à deux au rythme du « on »….
Comme un égal hurlement de foule
Alors que plusieurs cris font la foule …

Loin de moi l’idée , que tous les matins ,
s’embaume le solitaire , du plus parfait des vins …
Mais il va chancelant , consolider sa plaie ,
et cherche dans sa jungle , cataplasme à ses bleus d’âme …

Ce couple , c’est la peur d’aimer ….la peur .
D’aimer un jour si seul et sans retour ..
Toute une vie à nourrir et perfuser ,
celle ou celui qui nous échapperait .
Et de ne pouvoir ce soir venu , que sustenter une grande envie ,
donner patûre à jalousie et parfois même hurler la haine ..
Et finir alors desséché , à coups de « je ne suis rien sans toi . »

Car la séparation est impensable quand on se met en couple .
On veut l’autre et l’autre le désire aussi tellement !
Disparaître dans la déposséssion de l’autre serait alors un conte du diable .
Car il s’agit bien là de possession !
Mais lequel déteint sur l’autre ?
Quel terrible évanouissement de vie
quand ce sont les deux qui ternissent
dans un parfait équilibre de teintes
passant sournoisement du gris au calque …

Mais si Sans l’autre , on n’était deja Rien …
Si sans l’autre , on jouait deja dans la cours opaque ….

Etre congédié par son conjoint ..
Voila une drole de musique .
Mais si on l’était deja
bien avant de s’unir !

Je crainds ces paires embuées ,
qui savent éviter les pièges …
Le piège du diner de couples , où chacun fait son semblant …
Où chaque union sait jouer la sérénade du « on » :
« hier nos vacances au maroc » , « notre maison de campagne »…
Ces grands diners d’aveuglés
où peut ètre un mot de trop ,
un geste ou une allusion ,
cimenteront en silence
le doux rêve tu et rangé !

Car le paillasson passé , et à l’heure de se rentrer ,
dans le rale de leur voiture ,
les deux muets reviendront …
La queue entre les jambes de l’autre ,
les sentiments mis en secret ,
ils renaitront tout embourbés
pour quelques heures alcoolisées …

La nuit alors bien entamée ,
entre deux pardons inavoués ,
ils oseront deux mots salis
pour éjaculer en coton .

C’est bien la peur d’ètre seul qui nous conjugue au pluriel …

A tous ces balaffrés d’enfance
qui n’auront pour seule cicatrice
que la volontée bien huilée
d’une revanche sur les tranchées …

A tous ces grands adolescents
qui méritent repos à deux
en belle retraite de pubertin
qui a tant pleuré pour les siens …

Et à tous ces pseudo chanceux
qui ne revivent à cœur perdu
que le beau tableau « mort doré »
de parents qui ne disaient mot …

Je vous ai frolés , effleurés et rasés …
Mais ma vie patiente dans l’antichambre du doute .
Et je continuerai à chanter
tous ces maçons de l’amour .

valen

07:52 Écrit par Baby dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : couple, moi, aimer, toi, je, fusion, on, nous |  Facebook |