30/12/2008

Souhaits

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Un jour, une femme sort de sa maison et voit trois
vieillards avec de longues barbes blanches, assis
devant chez elle. Elle ne les reconnaît pas.. Elle leur
dit : ' Je ne pense pas que je vous
connaisse, mais vous devez avoir faim, s'il vous
plaît, entrez et je vous donnerai quelque chose à
manger '.
 
' Est-ce que les enfants de la maison sont là ? '
demandent-ils.
' Non, ils sont sortis ' leur répond-elle.
' Alors nous ne pouvons pas entrer '.

En fin d'après-midi, lorsque les enfants reviennent de
l'école, la femme leur
raconte son aventure avec les trois hommes.
 
' Va leur dire que nous sommes à la maison et
invite-les à entrer '! Disent-ils à leur mère. La
femme sort et invite les hommes à entrer dans la
maison.
 
' Nous n'entrons jamais ensemble dans une maison ',
répondent-ils. Un des vieillards explique :
 
' Son nom est 'Richesse', dit-il en indiquant un de
ses amis et, en indiquant l'autre, lui c'est 'Succès',
et moi je suis 'Amour''.
 
Il ajoute alors, - ' Retourne à la maison et discute
avec ta famille pour savoir lequel d'entre nous vous
voulez dans votre maison '. La femme retourne à la
maison et rapporte à sa famille ce qui avait été
dit.
 
' Comme c'est étrange '! S'exclament les enfants.
 
' Puisque c'est le cas, nous allons inviter Richesse
'!
 
La mère n'était pas d'accord.
 
' Pourquoi n'inviterions- nous pas Succès? Votre père
en aurait bien besoin dans ses affaires...'
 
La plus petite, Raffie, qui suçait encore son pouce,
s'exprime à son tour :
 
' Veux mamours, veux mamours.... '
 
Les parents fondent devant tant de câlinerie enfantine
et la mère sort inviter 'Amour' à entrer...
 
'Amour' se lève et commence à marcher vers la maison.
Les deux autres se lèvent aussi et le suivent.
Etonnée, la femme demande à 'Richesse' et 'Succès':

' J'ai seulement invité 'Amour'. Pourquoi venez-vous
aussi?
 
Les vieillards lui répondent ensemble :
 
' Si vous aviez invité 'Richesse' ou 'Succès', les
deux autres d'entre nous seraient restés dehors, mais
vous avez invité 'Amour' et partout où il va, nous
'allons avec lui, puisque partout où il y a de l'Amour,
il y a aussi de la Richesse et du Succès'
 
MON SOUHAIT POUR TOI QUI ME LIT :

Où il y a de la douleur, je te souhaite la paix,
Où il y a le doute en toi, je te souhaite une
confiance renouvelée
Où il y a la fatigue ou l'épuisement, je te souhaite
la compréhension, la patience et la force...
Où il y a la crainte, je te souhaite l'amour et le
courage.
 

25/12/2008

Les deux gouttes d'huile

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En haut de la petite ville de Tarifa se trouve un vieux fort construit par les Maures. Je me souviens de m’être assis là avec ma femme Christina, en 1982, et d’avoir regardé pour la première fois un continent de l’autre côté du détroit : l’Afrique. À ce moment-là, je ne pouvais pas songer que cet instant de paresse en fin d’après-midi inspirerait une scène de mon livre le plus célèbre, l’Alchimiste. Je ne pouvais pas non plus imaginer que l’histoire qui suit, entendue dans la voiture, serait un excellent exemple pour nous tous qui cherchons l’équilibre entre la rigueur et la compassion.

Un certain marchand envoya son fils apprendre le Secret du Bonheur avec le plus sage de tous les hommes. Le garçon marcha quarante jours dans le désert, et il arriva à un beau château, en haut d’une montagne. Le Sage que le garçon cherchait vivait là.

Mais au lieu de rencontrer un saint homme, notre héros entra dans un salon où se déroulait une activité intense ; des marchands entraient et sortaient, des gens discutaient dans les coins, un petit orchestre jouait de douces mélodies, et il y avait une table abondamment garnie des plats les plus délicieux de cette région du monde.

Le Sage parlait avec tout le monde, et le garçon dut attendre deux heures que vienne son tour.

Très patiemment, il écouta attentivement le garçon lui annoncer le motif de sa visite, mais il lui dit qu’il n’avait pas le temps alors de lui expliquer le Secret du Bonheur.

Il lui suggéra d’aller faire un tour dans son palais et de revenir deux heures plus tard.

« Cependant, je veux vous demander une faveur, poursuivit-il, remettant au garçon une cuiller à thé, dans laquelle il versa deux gouttes d’huile. Pendant votre promenade, tenez cette cuiller sans laisser l’huile se renverser. »

Le garçon commença à monter et descendre les escaliers du palais, gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il retourna auprès du Sage.

« Alors, demanda ce dernier, avez-vous vu les tapisseries persanes qui sont dans ma salle à manger ? Avez-vous vu le jardin que le Maître des Jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous découvert les beaux parchemins dans ma bibliothèque ? »

Le garçon avoua, honteux, qu’il n’avait rien vu. Son seul souci était de ne pas renverser les gouttes d’huile que le Sage lui avait confiées.

« Alors, retournez voir les merveilles de mon univers, déclara le Sage. Vous ne pouvez pas faire confiance à un homme si vous ne connaissez pas sa maison. »

Tranquillisé, le garçon prit la cuiller et retourna se promener dans le palais, observant cette fois toutes les œuvres d’art accrochées au plafond et aux murs. Il vit les jardins, les montagnes autour, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chaque œuvre d’art était mise à sa place. De retour auprès du Sage, il rapporta dans les moindres détails tout ce qu’il avait vu.

« Mais où sont les deux gouttes d’huile que je vous avais confiées ? » s’enquit le Sage.

Regardant la cuiller, le garçon comprit qu’il les avait renversées.

« Voici donc le seul conseil que j’ai à vous donner, dit le plus Sage des Sages. Le secret du bonheur consiste à regarder toutes les merveilles du monde et ne jamais oublier les deux gouttes d’huile dans la cuiller. »

Paulo Coelho

(L'alchimiste <<le secret du bonheur>>)

20/12/2008

Si j'étais moi

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Si j'étais moi,
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j'étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j'étais moi
Tout ce que j'ai sur le coeur
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur

Zazie


19:30 Écrit par Baby dans Textes de chansons | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : bonheur, peur, moi, chemin, vide |  Facebook |