29/12/2008

Pourquoi nous aimons les hommes

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Je suis allé voir sur Internet et, savez-vous ce que j’ai découvert ? Il existe de nombreux groupes de discussion sur le sujet ! C’est-à-dire que, de nos jours, les femmes cherchent des raisons de tomber amoureuses du sexe opposé. En ma qualité d’homme en accord avec certaine de ces raisons, j’ai fait une liste fondée sur ce qu’elles disent :

Nous aimons les hommes parce qu’ils ne peuvent pas feindre un orgasme, même s’ils le voulaient.

Parce qu’ils ne nous comprendront jamais, et pourtant continuent d’essayer.

Parce qu’ils voient encore notre beauté, même quand nous n’y croyons plus.

Parce qu’ils comprennent les équations, la politique, les mathématiques, l’économie, et ne connaissent pas le cœur féminin.

Parce que nos amants se fatiguent seulement quand nous avons (ou feignons) du plaisir.

Parce qu’ils ont su élever le sport presque au niveau d’une religion.

Parce qu’ils n’ont jamais peur du noir.

Parce qu’ils persistent à réparer des objets au-delà de leur savoir-faire, s’y consacrent avec l’enthousiasme de l’adolescence et se désespèrent quand ils n’y arrivent pas.

Parce qu’ils sont comme les grenades: une grande partie est impossible à digérer, mais les graines sont délicieuses.

Parce qu’ils ne font jamais de commentaires sur ce que peut penser le voisin.

Parce que nous savons toujours ce qu’ils pensent, et quand ils ouvrent la bouche, ils disent exactement ce que nous imaginions.

Parce qu’ils n’ont jamais songé à se torturer avec des hauts talons.

Parce qu’ils adorent explorer notre corps et conquérir notre âme.

Parce qu’une gamine de 14 ans peut les faire taire et qu’une femme de 25 parvient à les dominer sans grand effort.

Parce qu’ils sont toujours attirés par les extrêmes: opulents ou ascètes, guerriers ou moines, artistes ou généraux.

Parce qu’ils font leur possible et l’impossible pour tenter de dissimuler leurs fragilités.

Parce que la plus grande peur d’un homme est de n’être pas un homme – ce qui ne passe jamais par la tête d’une femme (ne pas être une femme).

Parce qu’ils finissent toujours la nourriture qui est dans leur assiette, et ne s’en sentent pas coupables.

Parce qu’ils trouvent une grâce immense à des sujets tout à fait inintéressants, comme ce qui s’est passé au travail ou des marques de voiture.

Parce qu’ils sont dotés d’épaules au creux desquelles nous pouvons nous endormir sans grand effort.

Parce qu’ils sont en paix avec leur corps, excepté quelques petits soucis insignifiants concernant la calvitie et l’obésité.

Parce qu’ils affrontent les insectes avec un courage impressionnant.

Parce qu’ils ne mentent jamais sur leur âge.

Parce que malgré toutes leurs démonstrations, ils ne peuvent pas vivre sans femme.

Parce que quand nous disons à l’un d’eux « je t’aime », il nous demande toujours d’expliquer exactement comment.

Kristen, une lectrice, affirme que nous ne savons absolument rien de la nature féminine, et elle élabore la liste suivante:

1 – Nous, les femmes, nous sommes des détectives-nées. À nos yeux, tous les hommes sont suspects et leurs aventures seront finalement découvertes ; ce n’est qu’une question de temps.

2 – Même si nous ne sommes pas amoureuses de toi, entendre « je t’aime » nous met du baume à l’âme. Et si tu ne le dis pas, nous le remarquerons et nous serons tristes.

3 – C’est la même chose pour « tu es jolie ». Il faut moins de deux secondes pour prononcer ces trois mots magiques, qui peuvent transformer nos cauchemars en vrais contes de fée.

4 – Si nous demandons quel vêtement nous devons mettre, ne sois pas ennuyé si nous décidons de porter exactement le contraire de ce que tu as choisi ; c’est dans notre nature.

5 – Dans une fête, nous pouvons scruter le salon en moins d’une minute, et savoir qui nous intéresse. Fais attention.

6 – Nous pensons au sexe aussi compulsivement que les hommes, ou même davantage. La seule différence, c’est que nous ne le montrons pas.

7 – Si nous n’acceptons pas immédiatement l’invitation à dîner à la première rencontre, ne t’inquiète pas ; nous avons besoin de quelques jours pour perdre les kilos en trop qui nous paraissent toujours détruire notre vie.

8 – Les femmes se souviennent toujours de tout. Si tu demandes quand nous nous sommes connus, aucune de nous ne dira : « dans une fête ». Nous dirons : « c’était un mardi, peu après un dîner où l’on a servi salade et bouillon de poule, tu portais une veste noire et tes chaussures étaient de telle marque, etcetera ».

9 – Nous avons beau savoir donner beaucoup d’amour, il y a sept jours pendant lesquels nous voulons rester loin de tout et de tous. Tu as deux options : t’attacher à un poteau et attendre que l’orage passe, ou aller à la bijouterie la plus proche et acheter un cadeau. Nous recommandons la seconde option.

10 – Nous avons autant de pouvoir de raisonnement qu’un homme. Mais nous n’avons pas besoin de le montrer, sinon tu perdrais confiance en toi. Les femmes qui l’ont fait ont fini seules.

11 – Nous adorons toute sorte de poil sur le corps masculin, bien que l’épilation soit notre torture favorite.

12 – Nous détestons faire l’amour quand nous n’en avons pas envie, mais nous le faisons tout de même et tu serais incapable de percevoir la différence.

12ª – Joue avec nos animaux domestiques et avec nos enfants, et nous jouerons avec toi. Ignore-les, et nous t’ignorerons aussi.

14 – Les femmes sont dotées d’une vue au rayon X. Nous pouvons regarder des yeux noirs, durs, et découvrir l’enfant qui se cache derrière. Nous pouvons fixer des yeux bleus angéliques et découvrir le démon qui s’y trouve. Nous savons quand les hommes font semblant de s’endormir de fatigue, ou – ce qui est plus évident – quand ils font semblant de ne pas dormir avec une autre.

15 – Toutes les femmes ne veulent pas un mariage et des enfants. Beaucoup ne désirent que des orgasmes et des animaux domestiques.

16 – La délicatesse, quand elle est naturelle, peut faire fondre nos cœurs de pierre.

17 – Si nous avons un problème pour discuter avec toi, n’essaie pas de nous donner la solution, nous l’avons déjà. Ce n’est qu’un prétexte pour empêcher que la relation ne s’achève dans l’ennui.

Paulo Coelho

http://paulocoelhoblog.com/guerrierdelumiere/09.07.2008/e...

25/12/2008

Les deux gouttes d'huile

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En haut de la petite ville de Tarifa se trouve un vieux fort construit par les Maures. Je me souviens de m’être assis là avec ma femme Christina, en 1982, et d’avoir regardé pour la première fois un continent de l’autre côté du détroit : l’Afrique. À ce moment-là, je ne pouvais pas songer que cet instant de paresse en fin d’après-midi inspirerait une scène de mon livre le plus célèbre, l’Alchimiste. Je ne pouvais pas non plus imaginer que l’histoire qui suit, entendue dans la voiture, serait un excellent exemple pour nous tous qui cherchons l’équilibre entre la rigueur et la compassion.

Un certain marchand envoya son fils apprendre le Secret du Bonheur avec le plus sage de tous les hommes. Le garçon marcha quarante jours dans le désert, et il arriva à un beau château, en haut d’une montagne. Le Sage que le garçon cherchait vivait là.

Mais au lieu de rencontrer un saint homme, notre héros entra dans un salon où se déroulait une activité intense ; des marchands entraient et sortaient, des gens discutaient dans les coins, un petit orchestre jouait de douces mélodies, et il y avait une table abondamment garnie des plats les plus délicieux de cette région du monde.

Le Sage parlait avec tout le monde, et le garçon dut attendre deux heures que vienne son tour.

Très patiemment, il écouta attentivement le garçon lui annoncer le motif de sa visite, mais il lui dit qu’il n’avait pas le temps alors de lui expliquer le Secret du Bonheur.

Il lui suggéra d’aller faire un tour dans son palais et de revenir deux heures plus tard.

« Cependant, je veux vous demander une faveur, poursuivit-il, remettant au garçon une cuiller à thé, dans laquelle il versa deux gouttes d’huile. Pendant votre promenade, tenez cette cuiller sans laisser l’huile se renverser. »

Le garçon commença à monter et descendre les escaliers du palais, gardant toujours les yeux fixés sur la cuiller. Au bout de deux heures, il retourna auprès du Sage.

« Alors, demanda ce dernier, avez-vous vu les tapisseries persanes qui sont dans ma salle à manger ? Avez-vous vu le jardin que le Maître des Jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous découvert les beaux parchemins dans ma bibliothèque ? »

Le garçon avoua, honteux, qu’il n’avait rien vu. Son seul souci était de ne pas renverser les gouttes d’huile que le Sage lui avait confiées.

« Alors, retournez voir les merveilles de mon univers, déclara le Sage. Vous ne pouvez pas faire confiance à un homme si vous ne connaissez pas sa maison. »

Tranquillisé, le garçon prit la cuiller et retourna se promener dans le palais, observant cette fois toutes les œuvres d’art accrochées au plafond et aux murs. Il vit les jardins, les montagnes autour, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chaque œuvre d’art était mise à sa place. De retour auprès du Sage, il rapporta dans les moindres détails tout ce qu’il avait vu.

« Mais où sont les deux gouttes d’huile que je vous avais confiées ? » s’enquit le Sage.

Regardant la cuiller, le garçon comprit qu’il les avait renversées.

« Voici donc le seul conseil que j’ai à vous donner, dit le plus Sage des Sages. Le secret du bonheur consiste à regarder toutes les merveilles du monde et ne jamais oublier les deux gouttes d’huile dans la cuiller. »

Paulo Coelho

(L'alchimiste <<le secret du bonheur>>)

07/12/2008

Extrait du petit prince

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Bonjour, dit le petit prince.
 
- Bonjour, dit le marchand.
 
C'était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l'on n'éprouve plus le besoin de boire.
  - Pourquoi vends-tu ça ? dit le petit prince.
  - C'est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine.
 
- Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ?
  - On en fait ce que l'on veut... 
  Moi, se dit le petit prince, si j'avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine...

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Mais il arriva que le Petit Prince ayant longtemps marché à travers les sables, les rocs et les neiges, découvrit enfin une route. Et les routes vont toutes chez les hommes. Bonjour dit-il.
C'etait un jardin fleuri de roses. Bonjour dirent les roses. Le Petit Prince les regarda. Elles ressemblaient toutes à sa fleur. Qui etes-vous? Leur demanda t-il stupéfait. Nous sommes des
roses, dirent les roses. Ah! Fit le Petit Prince... Et il se sentit tres malheureux. Sa fleur lui avait raconté qu'elle etait seule de son espèce dans l'univers. Et voici qu'il en etait cinq mille toutes semblables, dans un seul jardin ! Elle serait bien vexée se dit-il si elle voyait ça ...Elle tousserait enormément et ferait semblant de mourir pour échapper au ridicule. Et je serais bien obligé de faire semblant de la soigner, car sinon, pour m'humilier moi aussi, elle se laisserait vraiment mourir... Puis il se dit encore: Je me croyais riche d'une fleur unique et je ne possède qu'une rose ordinaire. Ca et mes trois volcans qui m'arrivent au genou, et dont l'un, peut-être est éteint, pour toujours, ca ne fait pas de moi un bien grand prince... Et couché dans l'herbe il pleura. 

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Les hommes n'ont plus le temps de connaître quoi que ce soit.
Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.
Mais, comme il n'existe pas de marchands d'amis,
Les hommes n'ont plus d'amis...

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(A méditer)


 Antoine de Saint Exupéry